D'autres procédés ont fait leurs apparitions notamment avec la transmission des informations de l'heure par radiodiffusion.
Le
DCF77 est un système
allemand de transmission de l'heure légale
par ondes radio, sur une large zone de
couverture. Il a été créé à la fin des années 1960 par la Physikalisch-Technische Bundesanstalt (PTB),
sur une initiative du gouvernement allemand. Son
émetteur est situé à Mainflingen, près de
Francfort-sur-le-Main. Il possède une
horloge atomique au
Césium et donne donc l'heure absolue, avec
un écart théorique d'une seconde d'erreur pour
un million d'années. Les deux antennes sont
soutenues par des câbles horizontaux, eux-mêmes
maintenus en hauteur par plusieurs pylônes, à
environ 200 m de hauteur.
L'information est émise en grandes ondes par un
émetteur de 25 kW dont la portée est de 1500 km,
et donc largement recevable sur plusieurs pays
ouest-européens, dont la France métropolitaine,
l'Allemagne ou l'Italie par exemple.
Note: La station météo de jdl68160.com est synchronisée en heure et date par DCF77.
En savoir plus > DCF77 (En Anglais)
Zone de couverture du DCF77


Le CNET (devenu France Télécom R&D, puis Orange Labs) a suggéré dès 1972 d'utiliser en quelque sorte "gratuitement" un émetteur de radiodiffusion à large couverture territoriale, soit France-Inter, alors sur 164 kHz, passé ensuite sur 163,84 kHz et depuis février 1986 sur 162 kHz. Une émission de longue durée de signaux codés a débuté en Mars 1980 sur la fréquence de 163,84 KHz.
Je vous
conseille de lire cet excellent article,
DIFFUSION DE L'HEURE PAR CODAGE DE LA PHASE DE L'EMETTEUR
FRANCE INTER.
Il existe bien sur d'autres techniques de diffusion de l'heure, comme par GPS, mais qui n'est pas stable sur les récepteurs terrestres en raison de la situation environnementale .
D'autres pays, proposent aussi des systèmes de diffusion de l'heure.
Serveur de temps NTP (Network Time protocol), pour Internet et les réseaux informatiques
Les ordinateurs utilisent des horloges à quartz qui ont la fâcheuse tendance à dériver dans le temps de plusieurs secondes par jour et cela de façon totalement aléatoire en +/- . Il n'est pas rare d'avoir quelques minutes de décalage en une semaine sur les ordinateurs qui ne sont pas synchronisés et particulièrement sur des portables.
Avec le développement des réseaux informatiques, la synchronisation des horloges des systèmes informatiques communicants entre eux est devenue obligatoire. Certains domaines ont absolument besoin d'avoir un temps de référence, on peut citer notamment :
- le contrôle aérien, les transports ferroviaires,
- les échanges commerciaux,
- les transactions journalisées des bases de données,
- la diffusion de contenu multimédia en temps-réel, comme pour des vidéoconférences, la télédiffusion, la radiodiffusion,
- La post-production dans les domaines de l'audio et de la vidéo avec la synchronisation de Time-Code,
- La synchronisation entre les éléments informatique d'un réseau LAN, Internet (PC, MAC, Systèmes sous Linux, Serveurs, Routeurs etc.)
- etc.
Sans une bonne synchronisation des horloges de tous les systèmes communicants entre eux, certains services ne sont pas utilisables correctement. C'est ainsi que rapidement, il a été nécessaire de définir des méthodes permettant de synchroniser les horloges sur une heure de référence. Dans le cas de NTP, ce dernier utilise le temps universel coordonné (UTC).
C'est le professeur David L. Mills de
l'Université du Delaware, qui en septembre 1985 proposa NTP (RFC 958), cette
version est une version de développement, elle est à ce titre considérée comme
une version 0.
Depuis 1994, une nouvelle révision du
protocole est en cours. Cette version 4 est très utilisée, mais
n'a fait pour l'instant pas l'objet d'une standardisation par
une RFC. Les améliorations portent notamment sur:
- la calibration et la stabilisation des modèles
d'horloges du noyau des systèmes d'exploitation
- la fiabilité la mise en place d'une configuration
automatisée la réduction de la taille des échanges
- l'authentification (avec l'utilisation de la
cryptographie à clé publique)
Parallèlement à cela, des travaux sur un nouveau modèle
d'horloge pour les noyaux des systèmes
d'exploitation, ayant une précision de l'ordre de la
nanoseconde, sont également en cours.


